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L'HUILE DE KRILL
Riche en oméga-3

Principales propriétés

  • pouvoir antioxydant
  • pouvoir anti-inflammatoire des articulations
  • gestion de l’hyperlipidémie (cholestérol)
  • diminution des symptômes prémenstruels
Principales propriétés de l'huile de krill

Le krill est un petit crustacé des mers froides australes qui ressemble à une crevette. Le terme "krill[A]" est général et regroupe 85 espèces[B] de petits crustacés dont le krill de l’Antarctique Euphausia superba.

L’Euphausia superba vit dans les eaux froides de l’Antarctique où il se reproduit naturellement chaque année. Selon, l’Institut Polaire Français Paul-Émile Victor, la biomasse du krill serait sans doute la plus abondante de la planète et pourrait être supérieure à 500 millions de tonnes[C].

Le krill renferme des oméga-3, 6 et 9, ainsi que de l’astaxanthine, un puissant antioxydant[D] [1]. Cette composition unique lui confère de nombreuses propriétés.


1- L’huile de krill, source d’Oméga-3 biodisponibles

Le krill de
l’Antarctique
,
une composition
unique !

Bien qu’en proportion l’huile de krill contienne moins d’oméga-3 que l’huile de poissons, elle offre néanmoins une source intéressante d’oméga-3. Les huiles de poissons contiennent des oméga-3 sous forme de triglycérides ou de méthyl-esters, tandis que les oméga-3 du krill sont rattachés à des phospholipides ce qui pourrait leur conférer une meilleure biodisponibilité, notamment au niveau du cerveau [2].


Des chercheurs norvégiens ont comparé l’action d’oméga-3 issus d’huile de poissons à ceux issus d’huile de krill. Ils ont observé une augmentation significative des taux plasmatiques en EPA et DHA chez les personnes supplémentées en oméga-3, mais sans différence significative entre les deux sources d’oméga-3, bien que l’huile de krill utilisée apporte près de 1,6 fois moins d’EPA+DHA que l’huile de poissons. Cela supposerait donc, que l’huile de krill pourrait apporter les mêmes bénéfices que l’huile de poissons mais avec un dosage plus faible [3].


En 2011, deux études menées sur des rats présentaient des résultats contradictoires : l’une indiquait que les huiles de thon et de saumon seraient mieux incorporées dans les tissus que l’huile de krill [4], tandis que l’autre démontrait la supériorité de l’huile de krill sur l’huile de poissons [5]. Une troisième étude menée chez l’homme souligne que l’EPA et le DHA sont mieux incorporés dans les phospholipides plasmatiques qu’avec l’huile de poisson [6].


D’autres études sont nécessaires pour vérifier si l’huile de krill est plus biodisponible que l’huile de poissons.

2- L’huile de krill, un puissant antioxydant

Les taux d’antioxydants du krill sont plus élevés que ceux des poissons, ce qui laisse penser que l’huile de krill pourrait agir contre le stress oxydatif [7].


En effet, l’huile de krill contient de l’astaxanthine un pigment antioxydant qui pourrait être responsable de son fort pouvoir anti-oxydatif. Selon une étude de 2008, l’huile de krill NKO® aurait un indice ORAC[E] 34 fois supérieur à celui du Coenzyme Q-10 [8].


Les études menées sur l’animal, ont montré que l’huile de krill est capable de limiter les dommages de l’oxydation des protéines [9 et 10] et des lipides [9 et 11], et d’augmenter l’activité et l’expression des enzymes antioxydantes CAT, GSH-Px, et SOD [11] (ces enzymes font parties du système de défenses endogène de l’organisme et contribuent à le protéger des dommages cellulaires liés aux radicaux libres [12]).

3- L’huile de krill, un anti-inflammatoire des articulations

En 2007, une étude canadienne a démontré que l’huile de krill a des propriétés anti-inflammatoires, et était capable de réduire les symptômes arthritiques en un temps très court. 300 mg d’huile de krill NKO® ont été comparés à un placebo chez des personnes atteintes d’arthrose et d’arthrite. Dès 7 jours, l’huile de krill NKO® a significativement diminuer la douleur (- 28,9 %), les raideurs (- 20,3 %) et améliorer la mobilité (+ 22,8 %). Le taux de protéine C-réactive (CRP), un des marqueurs de l’inflammation les plus utilisés, a également été mesuré. La production de CRP reflète la libération de cytokines pro-inflammatoires (telles les interleukines I et VI et le facteur TNF-alpha) qui interviennent dans la dégénération des cartilages. Le taux de CRP est significativement plus élevé chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et légèrement mais significativement plus élevé chez les personnes atteintes d’ostéo-arthrite (arthrose) que chez les autres personnes. Dans cette étude, l’huile de krill NKO® a réduit le taux de CRP de 19,3 % en 7 jours [13]).

Évaluation du pourcentage de changement au niveau articulaire (score Womac)
Deutsch L. - 2007 [13]

En 2010, une étude suisse menée sur des rats démontre que les huiles de poissons et de krill sont bénéfiques en cas de gênes articulaires. Les rats supplémentés ont vu leur score d’arthritique diminuer, avec un avantage pour l’huile de krill qui a diminué de 47% le score arthritique contre 28 % avec l’huile de poissons. D’autre part, comparé aux rats non supplémentés, les rats ayant consommés l’huile de krill présentaient une infiltration moindre des cellules inflammatoires dans la couche d'hyperplasie synoviale articulaire. Les régimes à base d’huile de poissons et de krill ont permis de diminuer significativement l’hyperplasie et le score histologique total. Les auteurs de l’étude concluent que « l'huile de krill peut être une stratégie d'intervention efficace contre les signes cliniques et histopathologiques de l'arthrite inflammatoire » [14]).

L’huile de krill a démontré son efficacité dans la diminution des gènes articulaires : elle agit efficacement, à faible dose (dès 300 mg/jour), et rapidement (résultats dès 7 jours) pour soulager les douleurs et les raideurs, et améliorer la mobilité.

4- De l’huile de krill contre l’hyperlipidémie (cholestérol) et la glycémie

Chez des rats nourris avec une alimentation riche en graisses, la supplémentation en huile de krill diminue la masse du foie, les triglycérides et les lipides totaux hépatiques, le cholestérol sérique et le glucose sanguin [15]. Les chercheurs ont également constaté que la prise d’huile de krill était associée à une plus faible concentration en endocannabinoïdes[F] (anandamide et/ou 2-arachidonoylglycérol) dans certains tissus, ce qui pourrait expliquer comment l’huile de krill diminue le taux de triglycérides et limite les dépôts graisseux au niveau des organes [16 et 17]. Par la suite, toujours chez les rats, une étude norvégienne démontre que l’huile de krill régule les gènes associés à la synthèse du cholestérol et des lipides dans le foie, et ceux associés à la production de glucose hépatique [5].

Mesure de la diminution des taux lipidiques (en %) avant et après la prise de 1 à 3 g/j. d’huile de krill NKO® pendant 90 j.
Bunea R. & al. - 2004 [20]

Chez l’Homme, bien qu’une étude récente de faible effectif (39 sujets) n’ait pas démontré de bénéfices liés à la prise d’huile de krill sur les paramètres cardio-métaboliques [18], nous pouvons souligner les résultats obtenus par deux études conduites sur un plus grand nombre de sujets :

  • Après avoir déjà démontré les bienfaits de l’huile de krill chez les rats [17], une équipe de chercheur révèlent pour la première fois chez l’Homme, que de faibles quantités d’acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 d’huile de krill sont capables de diminuer significativement le taux plasmatique du 2-arachidonoylglycérol chez les personnes obèses [19].
  • La seconde étude a été conduite par des chercheurs québécois. Au cours de leurs travaux en double aveugle versus placebo réalisés sur 120 personnes, ils ont démontré l’efficacité de l’huile de krill NKO® dans la gestion de l’hyperlipidémie. Comparée à un placebo, la prise quotidienne de 1 à 3 g d’huile de krill NKO® a diminué les taux de cholestérol total, de LDL cholestérol (mauvais cholestérol), et de triglycérides ; avec une baisse significative du cholestérol total et des triglycérides dans les groupes supplémentés avec 2 g ou 3 g par jour d’huile de krill NKO® et une diminution significative du LDL cholestérol dans tous les groupes. Les auteurs concluent que « le maintien d’une prise de 500 mg/jour d’huile de krill est efficace pour réguler au long terme les lipides sanguins. » [20].

Une dose quotidienne de 500 mg d’huile de krill peut contribuer à réguler au long terme les lipides sanguins, tandis qu’un apport de 2 à 3 g par jour pourrait aider à diminuer significativement les taux de cholestérol (total et LDL) ainsi que les taux de triglycérides.

5- De l’huile de krill contre les dysménorrhées

En 2003, des chercheurs testent l’action de l’huile de krill sur 70 femmes ayant des symptômes prémenstruels, et diagnostiquées selon les critères du DSM-III-R[G]. Les patientes remplissent un questionnaire avant et après une supplémentation avec 2 g d’huile de krill NKO®. Des résultats positifs sont observés sur les symptômes physiques et émotionnels qui caractérisent le syndrome prémenstruel : après 45 jours de prise d’huile de krill NKO®, les chercheurs ont noté une amélioration significative des sensibilités mammaires, des douleurs articulaires, du gain de poids, des douleurs abdominales, des gonflements, des ballonnements, du stress, de l’irritabilité et de la dépression [21].


À noter également que la supplémentation en huile de krill a permis aux patientes de limiter leur consommation d’analgésiques (ibuprofène et acétaminophène) [21].

6- De l’huile de krill pour un bon fonctionnement du cerveau

Une étude de janvier 2013 menée sur des animaux souligne que les composants actifs de l’huile de krill (EPA, DHA et astaxanthine) facilitent les processus d'apprentissage et offrent un effet similaire aux antidépresseurs [22].


Lors d’un essai pilote conduit sur 30 personnes diagnostiquées hyperactives et supplémentées avec 500 mg d’huile de krill NKO® par jour pendant 6 mois, les chercheurs ont démontré une amélioration de la capacité de concentration de 46,3 % après 3 mois et de 60,2 % au bout de 6 mois, ainsi qu’une amélioration de la capacité à planification de 47,8 % au bout de 3 mois et 6 mois [23].


En septembre 2013, des chercheurs japonais étudient l’effet d’un placebo, de l’huile de sardine, ou de l’huile de krill sur les fonctions cognitives de 45 hommes âgés de 61 à 72 ans suivis pendant 12 semaines. Ils démontrent que les acides gras polyinsaturés oméga-3 (AGPI n-3) activent les fonctions cognitives chez les personnes âgées et que « cela est particulièrement le cas avec l'huile de krill, où la majorité des AGPI n-3 est incorporée dans la phosphatidylcholine, induisant de fait une efficace supérieure par rapport à l'huile de sardine, dans laquelle les AGPI n-3 sont présents sous forme de triglycérides » [24].

De par sa structure (oméga-3 sous forme de phospholipides), l’huile de krill offre une excellente biodisponibilité qui lui permet de s’incorporer largement dans les lipides. Elle pourrait ainsi contribuer à améliorer les fonctions cognitives.

Sources
L'Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV) www.institut-polaire.fr/ipev/les_regions_polaires/antarctique/regard_sur_la_faune_et_la_flore.
Source photo : Neptune technologies & Bioressources

Annotations
[A] Pour plus de facilité, dans ce document lorsqu’il est fait référence au krill, il s’agit du krill Euphausia superba, sauf indication contraire.
[B] Source : Krill (Dana 1852) – Euphausiacea www.futura-sciences.com
[C] Selon les données de Neptune Technologies & Bioressources Inc., la biomasse du krill pourrait atteindre 400 à 420 millions de tonnes.
[D] Antioxydant : « de façon générale ce terme désigne tout ce qui s'oppose à l'oxydation ». www.vulgaris-medical.com
[E] ORAC : Oxygen Radical Absorption Capacity
[F] « Les endocannabinoïdes sont des cannabinoïdes naturels produits par l’organisme. .../... Ils sont impliqués dans la régulation de l’équilibre énergétique à travers la régulation de l’alimentation, de l’accumulation des graisses et du métabolisme des lipides et du glucose. Ils jouent également un rôle dans les processus impliqués dans la dépendance à la nicotine. » Beat Lutz : Le système endocannabinoïde : poids, troubles métaboliques et dépendance tabagique. Diabetes Voice. Juin 2005 Vol 50 Numéro spécial
[G] Diagnostic and Statistical Manual of Disorders

Références bibliographiques
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[2] [No authors listed] Krill oil monograph. Krill oil. Monograph. Altern Med Rev. 2010 Apr;15(1):84-6.
[3] Ulven SM. & al.: Metabolic Effects of Krill Oil are Essentially Similar to Those of Fish Oil but at Lower Dose of EPA and DHA, in Healthy Volunteers. Lipids Nov 2010.
[4] Tou JC. & al. : Different Sources of Omega-3 Polyunsaturated Fatty Acids Affects Apparent Digestibility, Tissue Deposition, and Tissue Oxidative Stability in Growing Female Rats.Lipids Health Dis. 2011 Oct 14;10(1):179.
[5] Burri L. & al.: Differential effects of krill oil and fish oil on the hepatic transcriptome in mice. Front Genet. 2011;2:45.
[6] Schuchardt JP. & al.: Incorporation of EPA and DHA into plasma phospholipids in response to different omega-3 fatty acid formulations - a comparative bioavailability study of fish oil vs. krill oil. Lipids Health Dis. 2011 Aug 22;10(1):145.
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[9] Ferramosca A. & al.: A krill oil supplemented diet suppresses hepatic steatosis in high-fat fed rats. PLoS One. 2012;7(6):e38797. Epub 2012 Jun 7.
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[11] Venkatraman JT. & al.: Effects of n-3 and n-6 fatty acids on the activities and expression of hepatic antioxidant enzymes in autoimmune-prone NZBxNZW F1 mice. Lipids. 1994 Aug;29(8):561-8.
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[14] Ierna M. & al.: Supplementation of diet with krill oil protects against experimental rheumatoid arthritis. BMC Musculoskelet Disord. 2010 Jun 29;11:136.
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[18] Trepanowski JF. & al.: A 21-day Daniel fast with or without krill oil supplementation improves anthropometric parameters and the cardiometabolic profile in men and women. Nutr Metab (Lond). 2012 Sep 13;9(1):82.
[19] Banni S. & al.: Krill oil significantly decreases 2-arachidonoylglycerol plasma levels in obese subjects. Nutr Metab (Lond). 2011 Jan 30;8(1):7.
[20] Bunea R. & al.: Evaluation of the effects of Neptune krill oil on the clinical course of hyperlipidemia. Altern. Med. Rev. 2004; 9(4): 420-428.
[21] Sampalis F. & al.: Evaluation of the effects of Neptune krill oil on the management of the premenstrual symdrome. Altern. Med. Rev. 2003; 8(2): 171-179.
[22] Wibrand K. & al.: Enhanced cognitive function and antidepressant-like effects after krill oil supplementation in rats. Lipids Health Dis. 2013 Jan 25;12(1):6.
[23] Massneh W.: Evaluation of the effects of Neptune krill oil on adult attention deficit and hyperactivity disorder. Lipid Technology 2008;20 (5): 108-11.
[24] Konagai C. & al.: Effects of krill oil containing n-3 polyunsaturated fatty acids in phospholipid form on human brain function: a randomized controlled trial in healthy elderly volunteers. Clin Interv Aging. 2013;8:1247-1257.

Mise en garde : ce document est régulièrement mis à jour. Il ne saurait cependant engager la responsabilité de NATÉSIS® s'il en était fait une interprétation relevant du domaine médical (diagnostic ou traitement).
Le krill est un complément alimentaire, il ne peut se substituer à une alimentation équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose conseillée. Tenir hors de la portée des jeunes enfants.

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