Les Alkylglycérols, quelques généralités...

Massivement présents dans l'huile de foie de requin et l'huile de foie de chimère, les Alkylglycérols (AKG) ont pour principale propriété de stimuler le système immunitaire.

Jamais entendu parler des Alkylglycérols ? Votre organisme en renferme pourtant de petites quantités dans la moelle osseuse, le foie et la rate. Ces corps gras sont également présents dans le lait de femme, qui en contient dix fois plus que le lait de vache. Les Alkylglycérols sont en effet des substances actives qui donnent aux nouveaux-nés allaités au sein la protection nécessaire contre les infections, dans l'attente d'un développement complet de leur propre système immunitaire. Mais ce n'est pas dans le lait maternel que le rôle des Alkylglycérols a été mis en évidence : des chercheurs japonais les ont identifiés en 1992 en s'intéressant à une tradition ancestrale répandue dans les villages côtiers.

La panacée des pêcheurs

Du Japon au Groenland, en passant par la Suède et la Norvège, les populations de pêcheurs ont en effet pendant des siècles utilisé l'huile de foie de requin à laquelle ils prêtaient des vertus pour guérir les plaies, fortifier le corps et empêcher toute une série de maladies. Les Japonais l'ont même baptisée samedawa, ce qui signifie "panacée". Légende inspirée par la résistance extraordinaire des requins aux infections ? Non pas. Dans les années 50, des scientifiques suédois, sous la direction du Dr Astrid Brohult, ont découvert que des enfants leucémiques à qui on donnait de la moelle de veau subissait moins d'effets indésirables à la suite de leurs traitements de radiothérapie. Comme ce rôle protecteur était clairement attribuable aux Alkylglycérols, les chercheurs ont fait le lien avec l'huile de foie de requin (ou squalène) qui est exceptionnellement riche en Alkylglycérols. Du coup, on cessa de rejeter à la mer les requins accidentellement pris dans les filets de pêche et on se mit à produire de l'huile à des fins thérapeutiques. En 1998, une synthèse d'études scientifiques a confirmé que les Alkylglycérols pouvaient être utilisés comme stimulant immunitaire et comme adjuvant aux traitements classiques du cancer. D'autres études cliniques, recherches sur animaux et expérience in vitro ont mis en valeur l'action favorable des Alkylglycérols dans de nombreux domaines.

Acteurs clés de l'immunité

Les Alkylglycérols ont d'abord une action stimulante et revitalisante sur le système immunitaire dont ils améliorent certains processus. Ils sont non seulement à l'origine des facteurs d'agrégation des macrophages, mais aussi de ces antioxydants et modulateurs de la fluidité des membranes cellulaires que sont le plasmagène. Au niveau membranaire, les Alkylglycérols ont en effet la capacité d'inhiber la protéine Kinase C, qui est impliquée dans la prolifération cellulaire anarchique. D'où son action d'appoint dans les problèmes de cancer. Les Alkylglycérols sont aujourd'hui reconnus comme efficaces en traitement de soutien dans les radiothérapies et chimiothérapies, dont ils minimisent les conséquences fâcheuses et notamment la chute des leucocytes. Ceci expliquant cela, les Alkylglycérols ont également la réputation de diminuer l'incidence des maladies infectieuses (rhume, grippe...), d'améliorer la réponse aux maladies inflammatoires (asthme, psoriasis, arthrite, allergies...). Selon certaines sources, la maîtrise de l'inflammation serait cependant davantage imputable aux acides gras oméga-3 (DHA et EPA) également présents dans le squalène. Si l'efficacité des huiles de poissons est démontrée dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, elle serait encore à prouver dans les autres types de troubles inflammatoires. Les résultats d'une étude contre placebo indiquent néanmoins que l'huile de foie de requin contribue à réduire la récurrence des aphtes chez les personnes fréquemment sujettes à cette affection. Plusieurs acteurs indiquent que les Alkylglycérols favorisent en outre la croissance intestinale du lactobacillus Acidophilus, la production d'anticorps et le drainage des métaux lourds toxiques. On est loin de la seule activité antitumorale vaguement admise dans les cénacles oncologiques...

Capsules de chimère

En toute hypothèse, c'est donc bien le squalène, et non le cartilage comme on l'a longtemps cru, qui semble responsable de l'incroyable résistance de cet animal primitif remontant à l'époque des dinosaures. Chez le requin du Groenland, le foie représente jusqu'à un tiers de son poids et il peut contenir jusqu'à 400 litres d'huile dont la teneur en Alkylglycérols atteint les 30 %. La chimère, un autre poisson des mers froides, présente des concentrations encore plus élevées (50 %) de ce fortifiant naturel aujourd'hui disponible en capsules et débarrassé de son excès en vitamines A et D.


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Dina Turelle (décembre 05), avec la permission du magazine BioInfo (Belgique).

Mise en garde : cet article de presse ne saurait engager la responsabilité de Natésis s'il en était fait une interprétation relevant du domaine médical (diagnostic et/ou traitement).

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